Festival de caves

Le Festival De Caves, l’origine

La Compagnie Mala Noche, dirigée par Guillaume Dujardin, met en place dès 2006, à Besançon, un projet de création de spectacles multiples dans une période limitée, un «Festival de Caves», dans lequel la seule contrainte serait l’unité de lieu : la cave.

Une idée de lieu original et symbolique. Un lieu qui crée une rencontre particulière entre les comédiens et les spectateurs.

La proximité avec les spectateurs, le décor naturel, la petitesse de la «scène », la limitation des éclairages et de la technique ont engendré des formes artistiques singulières.

Un lieu d’aventures théâtrales intenses et fortes. Un lieu d’écoute si particulière, qui permet de donner à voir et entendre des œuvres originales ou de répertoire, légères ou denses.

Des particuliers, des municipalités, des Institutions, des associations et des coopératives invitent de plus en plus à venir jouer dans leur ville, leur région… Ainsi depuis une dizaine d’année, le Festival se développe en Franche-Comté et partout ailleurs en France. Chaque année, plus de 250 représentations sur tout le territoire national.

L’Art de la Cave : un art participatif

On évoque souvent l’intimité et le caractère confidentiel permis par la proximité entre les acteurs et les spectateurs. Tous les actes menés nécessitent une complicité active des individus composant le public.

Au prix d’un très relatif inconfort (Parfois, il fait un peu frais, parfois, on se sent un peu serré !), mais pour une plus grande convivialité, acteurs, spectateurs, metteurs en scène partagent la responsabilité de la représentation, le même engagement pour que le théâtre soit possible.

Spectacles présentés par la Compagnie G. BOUILLON

WILD WEST SHOW - 2015
D’après TRISTESSE DE LA TERRE de Eric Vuillard (Editions Actes Sud)
Mise en scène : Gilles Bouillon, avec Nicolas Dufour et Charly Marty

Le féroce " Wild West Show " au festival des Caves, La Nouvelle République (22/06/2016) Un décor dépouillé, un espace minimal, une proximité magnifiée. Mardi soir, dans la cave de la librairie Le Livre, à Tours, la seconde représentation de « Wild West Show », sur les quatre qui seront données dans le cadre du festival des Caves à Tours, était toute en intensité d'un texte fort et foisonnant ; d'un jeu d'acteurs habité et d'un thème déchirant. La pièce a effectivement été adaptée par Gilles Bouillon et Bernard Pico d'après le livre d'Éric Vuillard (présent lors de la représentation), « Tristesse de la terre ». Il y est question du destin tragi-comique de Buffalo Bill et du « Wild West Show » que le célèbre aventurier, chasseur de bisons, passa sa vie à inventer. La mise en scène du premier reality-show devient réalité ; une réalité viciée, glaçante dans laquelle les Indiens sont privés de leur histoire. Les deux comédiens ont un texte d'une grande beauté entre les mains. Ils lui rendent justice. Tout comme la mise en scène, sincère, de Gilles Bouillon.

POUR SALUER MELVILLE - 2016
Très librement inspiré de l’œuvre de Jean Giono, Adaptation de Nathlie Holt et Bernard Pico, Mise en scène : Gilles Bouillon, avec Anaïs Mazan et Luc Schillinger

Festival de Caves, Mode d’emploi

- La cave est « prêtée » gratuitement par son propriétaire.

- L’équipe du Festival arrive le jour même de la représentation et est autonome pour s’installer.

- La personne, ou le représentant de la structure qui reçoit doit pouvoir se rendre disponible pour accueillir l’équipe et leur montrer les lieux et leurs particularités.

- La personne ou la structure qui reçoit s’engage à héberger et nourrir l’équipe (3 personnes maximum) le soir de la représentation, en fonction des besoins.

- La personne ou la structure qui reçoit a tout le loisir d’organiser en marge de la représentation un temps d’échange convivial (goûter ou dégustation si le lieu possède une production artisanale) avec le public.

Ce moment peut permettre la vente d’objets et de produits dérivés de la part de la personne qui reçoit, lui offrant ainsi une belle visibilité

- Si le spectacle est accueilli dans le cadre du Festival de Caves, l’équipe du Festival met en place une billetterie dont le bénéfice lui revient.

- Si le spectacle est programmé dans le cadre d’une saison culturelle, le coût de la représentation est adapté aux lieux d’accueils qui gardent le bénéfice de la recette.

 

Extraits de Presse : A propos du Festival de Caves

« Ce n’est plus seulement du théâtre, c’est une expérience à travers laquelle les comédiens et le public, qui n’ont jamais été si proches, se rassemblent pour, affirment-ils « la liberté absolue » L’humanité

« La compagnie Malanoche, originaire de Besançon, donne rendez-vous au public quelque part dans une ville[…], le fait descendre dans une cave, dont le lieu a été tenu secret jusqu'au dernier moment, et lui présente une création théâtrale originale. Depuis le 10 mai et jusqu'au 21 juin, le Festival de caves investit les sous-sols d'une vingtaine de communes. Les grandes villes sont l'exception, Lyon, Strasbourg et Besançon ; les petites, comme Montbozon ou Wangen, peu familières du théâtre, la règle. Une volonté affirmée d'amener cet art dans des contrées reculées, mais aussi de profiter "de caves incroyables, celles de châteaux, de forts, celles qui permettent des esthétiques différentes" » Le Monde

« Dans ces caves, les rencontres sont particulières et dans ce réseau souterrain, presque caché, on partage comme un secret auquel seuls quelques privilégiés ont accès. S’y développe l’imaginaire, espaces exigus qui mettent en exergue le talent des comédiens. La limitation de l’espace en effet n’engendre pas la limitation de l’imagination. Au contraire, l’étroitesse du lieu est le prétexte aux imaginations illimitées. » BSC News Montpellier

« A Cannes on monte les marches. Au Festival de Caves, on les descend. Pour se retrouver dans un lieu humide où bruits et lumières ne parviennent qu’atténués, où l’imaginaire est à son aide, où le théâtre est naturellement chez lui : en bas à la cave, donc. » Libération

« Le spectacle est immergé dans la pénombre d’une cave. Il prend toute sa mesure. La cave en acteur invisible apporte, en supplément d’âme, toute la dimension qui lui est propre. Elle est bien ce lieu organique de la maison qui tient lieu de l’ensommeillement des choses. Ce lieu de l’oubli, ce lieu d’attente avant la remontée à la lumière. » La Revue du Spectacle.com