VOLER DANS LES PLUMES : L’OURS & PAR LA FENETRE

VOLER DANS LES PLUMES
2 comédies en 1 acte

L’OURS
de Tchekhov

Le créancier Smirnov tente vainement de contenir sa fureur devant Elena Ivanovna, jeune veuve éplorée. Leur entretien
va de duel en pistolet à déclaration d’amour et de syncope en étreinte hollywoodienne…
Dans ce
vaudeville revu et corrigé par un Tchekhov au mieux de sa verve, une légèreté, une vivacité, une joie toute
mozartienne !

PAR LA FENETRE
de Feydeau

 Hector, avocat de son état, profitant de l’absence de son épouse, se prépare à passer une soirée au calme. Mais
Emma, sa voisine d’en face, vient perturber cette perspective en sollicitant son aide, pour une affaire très spéciale…
D’un côté ou de l’autre de la fenêtre, se dressent des spectacles que l’esprit aurait bien pu avoir construit de toutes
pièces…
Théâtre dans le théâtre par excellence, esprit de gaîté, quiproquos et inversions, sens de l’absurde, et surtout tempo
effréné.


Mise en scène Gilles Bouillon

Avec
Nine de Montal
Frédéric Cherboeuf
Paul Toucang

durée : 1H10 mn

En miroir, la folle vivacité de Feydeau et l’humour féroce de Tchekhov !

En 1888 le jeune Tchekhov qui apprécie particulièrement le « vaudeville dans le goût français », signe L’Ours
- une plaisanterie, dit-il ! Peut-être a-t-il pu lire la première comédie de Feydeau, publiée en 1887 : Par la fenêtre
Deux pièces en un acte, rapides, enlevées, follement drôles : un homme une femme, qui se font « une scène » - et la
verve comique avec laquelle le russe et le français savent tirer, de cette situation élémentaire, les conséquences les
plus folles.
Un coup de sonnette… Surgit un
furieux qui installe sur le plateau un vent de folie : un Ours… ou une Brésilienne au
tempérament de feu ! Et c’est la guerre… Insultes, quiproquos, attaques et saillies, renversements de situation,
menaces de mort, explosion finale en éclat de rire… Et l’on voit le féminin l’emporter sur le masculin et, finalement, lui
voler dans les plumes !

Émouvantes ou burlesques, "études dramatiques" plus sombres parfois, ou comédies brillantes, vaudevilles, farces, ou
plaisanteries, Tchekhov et Feydeau y font jouer des figures archétypales, celles de Shakespeare, celles de Molière, de
Labiche. Avec la plus grande liberté de trait et la plus grande jubilation, ils y "exercent" leur art de la brièveté. Ils
excellent dans la forme brève, portée par un rythme endiablé, par la musicalité, dans une compression du temps qui
met les personnages et les situations en état de surchauffe, "d’extrême secousse", et permet les plus délirants coups de
théâtre, jusqu’à l’explosion finale dans un éclat de rire. Leur force comique, voilà ce qui me séduit d’abord ici. Génie de
brosser les personnages en quelques traits aigus, génie de faire exploser les situations, génie du rythme emprunté au
vaudeville, jusqu’au vertige et à l’épuisement. Dans L’ours, et dans Par la Fenêtre, j’éprouve une évidence de théâtre,
un théâtre d’acteurs, un théâtre des voix, des paroles, du souffle. Le plaisir du jeu frontal, en empathie directe avec le
public

Coproduction : Compagnie G. Bouillon